Mes bonnes résolutions...

Je ne suis plus rebelle !

Je ne suis plus rebelle !


Il existe des sujets qui font de la rébellion une véritable carte d’identité. Or, s’opposer pour s’opposer ne conduit qu’à des conduites conflictuelles insolubles, manifestations d’un mal-être intérieur projeté sur autrui. S’il reste important de garder son franc-parler, il s’agit aussi de ne pas demeurer cet éternel adolescent immature qui rend ses parents, puis la société, responsables de tous ses maux…

> Je conscientise mes projections

Certes, la vie est parfois un combat. Toutefois, ne vous trompez pas de cible ! Lorsque vous sentez monter de l’agressivité vis-à-vis de quelqu’un face à une situation anxiogène, ayez le bon réflexe qui consiste à vous demander si ce que vous attribuez à autrui ne fait pas aussi partie de vous. C’est ce que la psychanalyse nomme une projection. Pour exemple, lorsqu’à l’occasion d’un contrôle de routine, vous vous vivez agressé par un représentant de la loi et que vous lui répondez du tac au tac, c’est bien votre propre violence qui s’exprime. Une meilleure attitude consiste à savoir raison garder en pensant, dans ces moments-là, à Georges Brassens qui, se disant anarchiste, lançait avec beaucoup d’humour et de calme : Je suis tellement anarchiste que je traverse toujours les rues dans les passages cloutés, pour ne pas avoir à discuter avec les flics…

> Je n’en suis pas pour autant un mouton de Panurge

Stopper votre rébellion intempestive et récurrente ne signifie en aucun cas qu’il faille que vous deveniez un mouton de Panurge. Tout est dans la façon d’appréhender les évènements. Il est préférable de parler en donnant à l’interlocuteur la même possibilité. Vous pouvez être d’un avis différent mais en acceptant que d’autres ne le partagent pas. Il vous revient alors d’en prendre toute la responsabilité sans vouloir à tout prix rallier plusieurs personnes, plus dociles, à votre position. Il n’est pas souhaitable – on s’en doute ‒ que vous utilisiez maladroitement votre tempérament rebelle qui générerait un conflit. Effectivement, il s’agirait dès lors d’assouvir une soif de pouvoir ! Exactement ce que vous reprochez au groupe qui ne vous convient pas ! La psychanalyse explique que ce comportement est en fait une « identification à l’agresseur »…

> Je réagis en adulte

Il est bien évident que sortir de « l’adolescence psychologique » revient à abandonner ses réactions à fleur de peau. Être adulte requiert de ne pas cautionner l’injustice. Cette attitude exige de se donner le temps de la réflexion de manière à ce que toute réponse soit le signe d’une bonne adaptabilité. En outre, transformer un désaccord en drame traduit une immaturité. Pour exemple, avant de vous rebeller contre votre voisin qui vous dérange parce qu’il passe la tondeuse au moment où vous vous reposez, réfléchissez à ses droits ! Cette mise à distance des problèmes vous évitera une altercation inutile et des dérives. En somme, ne faites pas subir ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fasse supporter !

> Je revisite mon histoire

Vous n’êtes pas rebelle par hasard. Se rebeller de façon abusive contre l’autorité témoigne souvent d’une relation singulière aux représentants de l’autorité dans l’enfance. Revisiter son histoire, seul où à l’aide d’un spécialiste, vous permettra d’identifier quelle place inconsciente prennent les « opposants », les instances, voire les institutions contre lesquelles vous bataillez. Ce processus transférentiel s’étaye sur la faculté qu’a l’inconscient de déplacer l’image d’une figure du passé sur un sujet (enseignant, formateur, patron, supérieur hiérarchique…). Une simple introspection honnête suffit parfois à faire évoluer favorablement le comportement récalcitrant, vindicatif. Vous serez sûrement surpris du fait que, ne confondant plus passé et présent, une sérénité inconnue jusque-là se manifeste...

> J’évalue mon changement

En mettant en application cette sagesse, nul doute que votre anxiété, cause de votre caractère révolté, s’atténuera. Vous récupérerez beaucoup d’énergie que vous pourrez mettre au service de votre vie sentimentale, familiale, professionnelle, amicale. Recentré enfin sur vous, vos relations seront fondamentalement constructives. Ne fonctionnant plus sur un mode compulsif défense/attaque, vous ne ferez plus fuir alentour. Vous aimant, on ne pourra que vous aimer. Et si, malgré votre bonne volonté, rien ne semble avancer dans ce sens, n’hésitez pas à faire appel à un tiers (coach de vie, psy). Se sentir compris et accompagné est aussi un cadeau à se faire pour ne pas s’enliser dans des luttes stériles.

> En résumé

Paradoxalement, se conforter exagérément dans une image de rebelle est une façon comme une autre de refuser de grandir et d’assumer pleinement son existence et son avenir. Il est toujours plus facile de trouver essentiellement une cause extérieure à ce qui ne va pas, plutôt que de s’interroger. Si les différentes révolutions de l’Histoire ont amené des changements objectifs et évolutifs, aucune d’entre elles ne s’est installée dans la révolte permanente. Preuve que l’Homme aspire avant tout à vivre en paix. À chacun donc de ne plus faire de la rébellion un objectif en soi…

 

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