Le développement personnel
      dans Signes & sens

      Oser s’engager
      de façon efficace

      Oser s’engager de façon efficace
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      Léo a longtemps mené une vie de joyeux célibataire. Lorsqu’il a quitté la maison parentale, à vingt-deux ans, il était bien décidé à accumuler les conquêtes. Au début, il éprouvait beaucoup de satisfaction à plaire. Chaque regard que l’on portait sur lui accentuait sa sensation d’être devenu un adulte autonome, qui gagnait bien sa vie et ne manquait pas d’affection…

      Les années ont passé et les amis de Léo ont commencé à s’installer. L’un s’est marié. L’autre a emménagé avec sa nouvelle copine. Léo regardait leur évolution d’un air supérieur. Et lorsque sa mère lui demandait s’il ne songeait pas à faire comme eux, il l’envoyait balader sans ménagement. Léo se sentait bien dans son célibat et avait l’intention de le laisser durer longtemps. Vingt ans plus tard, rien n’avait changé, hormis quelques cheveux blancs sur ses tempes et quelques rides aux coins de ses yeux noisette. Ses amis continuaient leur chemin : certains divorçaient ou se séparaient, puis se remariaient… Ils traversaient des périodes difficiles, souffraient, s’écroulaient, puis se reconstruisaient et s’engageaient à nouveau. L’un d’eux, le premier du groupe qui s’était marié, partageait sa vie avec la même femme depuis plus de vingt ans. Cela ne l’avait pas empêché de connaître des hauts et des bas, des périodes heureuses et des moments de doute, voire de déchirement. À les observer, Léo se confortait dans l’idée qu’il avait pris la bonne décision. En refusant de s’engager, il était certain d’échapper à ces orages qui perturbaient périodiquement la vie de ses amis. Ce que Léo ne mesurait pas, c’est la stérilité dans laquelle était en train de s’enferrer son existence. Personne n’avait suffisamment pénétré dans son univers pour bousculer un tant soit peu ses habitudes. Personne n’avait jamais suffisamment pénétré dans son cœur pour remettre en question un tant soit peu ses certitudes. Léo se croyait heureux, il n’était qu’endormi. Il s’en aperçut lorsqu’il rencontra Lydie. Celle-ci émergeait des brumes d’une rupture, après un second mariage qui avait duré bien plus longtemps que le premier. Elle plut à Léo. Léo lui plut. Ils entamèrent une relation décousue. Lorsque Lydie lui demanda de s’engager davantage dans leur histoire, il refusa, se fondant sur son désir de conserver une liberté chèrement entretenue depuis toujours. Lydie insista. Léo campa sur ses positions. Lydie décida de rompre.
      Léo eut beaucoup de mal à supporter cette rupture. Pour la première fois, une personne lui manquait. Il fit ainsi, à quarante-cinq ans, l’expérience de l’absence. Il était écartelé entre son envie de répondre aux propositions de Lydie, et une peur panique qui s’emparait de lui dès qu’il osait y penser. Il comprit que sa chère liberté le tenait enfermé dans une prison bouclée à triple tour. Une prison à l’intérieur de laquelle il était très seul. Léo décida d’entamer une démarche thérapeutique qui lui permit de comprendre où s’étaient noués les fils qui le retenaient prisonnier. Peu à peu, il fit connaissance avec lui-même d’une manière différente. Il découvrit sa capacité d’amour cachée sous sa désinvolture un brin cynique. Au bout de quelques mois, il put enfin vaincre sa peur et s’installer avec Lydie. Voilà maintenant six ans que leur couple avance…
      La vraie aventure de vie, le défi clair et haut n’est pas de fuir l’engagement mais de l’oser, écrit Christiane Singer dans « Éloges du mariage, de l’engagement et autres folies », aux Éditions Albin Michel. Ce sont nos entraves qui nous barrent le chemin de l’engagement. Si nous vivions dans un véritable état de liberté intérieure, l’idée de s’engager aux côtés d’un autre sur un chemin commun ne nous ferait pas peur. Si nous tremblons, c’est que nous ne croyons pas à la hauteur de la tâche. Si nous reculons, c’est que nous craignons de nous perdre dans l’amour de l’autre. Et surtout, c’est que nous avons peur de souffrir. Cette peur ancestrale, profonde, qui nous incite à nous détourner des chances de bonheur simplement parce que nous sommes effrayés par son spectre.
      Entre le désir profond de se lier, de s’engager corps et âme, et le désir tout aussi profond de préserver sa liberté, d’âme, et le désir tout aussi profond de préserver sa liberté, d’échapper à tout lien, quel tohubohu !, poursuit Christiane Singer. Or, pour vivre ces exigences contradictoires et d’égale dignité sans être écartelé, il n’y a aucun secours à attendre ni de la philosophie, ni de la morale, ni d’aucun savoir constitué. Les seuls modèles adaptés pour nous permettre d’avancer sont la haute voltige et l’art du funambule.
      Le seul savoir qui puisse nous aider à suivre, jour après jour, les engagements que nous contractons, c’est celui que nous portons caché au fond de nous, dans le creux de notre cœur. C’est ce que nous apprenons jour après jour de nous-mêmes au travers des expériences que nous vivons. Et l’engagement est une des expériences les plus passionnantes et les plus enrichissantes. Voici quelques conseils pour vous aider à prendre enfin la décision de faire le premier pas…

      Les outils qui aident à s’engager


      > Je me demande ce qui me fait peur dans l’idée de m’engager dans une relation.
      Avons-nous peur d’être dépassés par la situation ? Avons-nous peur d’être bouleversés par nos sentiments ou ceux de l’autre? Avons-nous peur de devoir répondre à des règles qui ne sont pas les nôtres ? Et si ces peurs n’étaient que des reflets d’autres peurs, plus profondes, plus fondamentales, que nous n’osons pas regarder en face ? L’engagement serait alors une bonne façon de les affronter…
      > Je décide d’affronter ces peurs une à une…
      Derrière les peurs, il y a toujours LA peur. Celle qui nous faisait frémir la nuit dans la pénombre de notre chambre d’enfant, à l’affût du moindre bruit qui révèlerait la présence d’un loup ou d’une sorcière sous notre lit ! Cette peur est liée à notre fin. Nous avons tous, que nous en soyons conscients ou non, peur de mourir. Et c’est ce qui nous entrave, nous empêche, nous freine dans nos élans et nos initiatives.
      > À qui suis-je fidèle en restant seul : à papa ou à maman ?
      Tous les enfants, avant l’âge de 7 ans, ont envie de se débarrasser du parent du même sexe pour pouvoir aimer en toute tranquillité le parent du sexe opposé. Les petites filles sont amoureuses de leur père et les petits garçons sont amoureux de leur mère. Puis ils doivent apprendre à renoncer à cet amour impossible pour être capable d’aimer et de s’engager à l’âge adulte. Certaines personnes traversent mal cette période et traînent toute leur vie une culpabilité qui les empêche de se lier. Une forme de fidélité inutile à leurs parents…
      > Je ne veux plus regarder la vie couler en restant assis sur la berge !
      C’est pourtant ce que l’on fait lorsqu’on refuse de s’engager. Par peur d’avoir trop froid, trop chaud, trop mal… On s’abstient de plonger dans le courant. On regarde les autres nager, parfois avec envie, parfois avec dégoût. Mais on ne vit que du superficiel. Si l’on ne se décide pas, un jour, à plonger dans le courant de la vie, on passe ainsi à côté de l’essentiel. C’est dommage…
      > Comme tous les êtres humains, j’ai besoin d’être aimé.
      Nous nous sommes vus pour la première fois dans le regard aimant que nos parents posaient sur nous lorsque nous étions bébés. Et toute notre vie, nous recherchons ce havre, cet amour inconditionnel, absolu, définitif, inaltérable. Hélas, l’amour entre un homme et une femme ne remplit pas cet office. Mais il est porteur de bien d’autres richesses. C’est pour cette raison que nous avons besoin d’amour et que nous consacrons notre vie à cette quête.
      > Comme tous les êtres humains, je tremble à l’idée de perdre l’amour que l’on m’a accordé.
      Lorsqu’on perd un amour, c’est comme si, à distance, un écho nous enlevait l’amour initial de cette mère avec qui nous ne faisions qu’un lorsque nous tétions son sein. Lorsqu’elle disparaissait de notre univers, nous avions l’impression qu’elle était partie à jamais et la détresse était incommensurable. Ceux qui ont peur de s’engager vivent cet écho plus violemment que les autres. La perspective de perdre un jour l’amour qu’on leur donne les dissuade de se lier pour de bon.
      > L’engagement m’ouvre la voie de la liberté intérieure…
      La véritable liberté s’épanouit à l’intérieur de soi. C’est un état d’être qui n’a rien à voir avec notre liberté de mouvement. C’est un chemin d’évolution qui nous libère de nos entraves. Nous sommes limités par notre éducation, par les désirs de nos parents que nous avons intégrés au point de croire qu’il s’agit des nôtres, par certaines images sociales… La vraie liberté consiste à nous défaire de ces entraves. Et nous pouvons le faire dans la relation à l’autre. Grâce à l’autre…

       

      Marie Borrel*

      * Pour en savoir plus, lire :
      « 81 façons d’oser s’engager »
      Guy Trédaniel Éditeur.

       

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       Livre Ces gens qui ont peur d'avoir peur - Editions de l'Homme par l'auteur Elaine N. Aron - Une personne sur cinq naît avec une sensibilité exacerbée. Observée chez de nombreux grands artistes et penseurs, cette hypersensibilité est souvent associée à un problème d'amour-propre. La plupart des personnes concernées sont très cons­ciencieuses et intuitives, mais la peur empoisonne souvent leur existence. Afin de permettre au lecteur de cerner leur sensibilité particulière et de mieux se comprendre, ce livre propose des tests fondés sur les résultats de recherches solides et sur l'expérience de psychothérapeute de l'auteur. Il est conçu pour favoriser l'adaptation des hypersensibles aux différents aspects de leur trait de caractère et pour les inciter à en faire un atout dans leur vie professionnelle, sentimentale et spirituelle.

       

       

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