Mes bonnes résolutions...

Je respecte
toutes les différences positives !

Je respecte toutes les différences positives !
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Sans respect de toutes les différences acceptables, le fameux « vivre ensemble », devenu un véritable slogan depuis les tragiques attentats de janvier 2015, ne peut se concevoir. Aussi, voici quelques idées fondatrices susceptibles d’en finir enfin avec la peur de l’alter ego…

> Je suis unique

Tout individu appartenant à un pays, à une famille, à un sexe, reste fondamentalement un être unique, donc différent de n’importe lequel de ses congénères. Respecter la différence consiste, de fait, à commencer par se respecter soi-même. Cette réflexion peut paraître basique. Pourtant, elle est inhérente à toute communication de qualité. Chez le petit d’Homme, cette conscience se met en place par étapes successives dès le plus jeune âge et ce, dès qu’il comprend qu’il doit se détacher de ses parents pour s’épanouir de façon autonome. En grandissant en maturité, il apprend à avoir confiance en lui mais aussi en l’étranger, celui avec qui il n’est pas lié par le sang. Selon Sigmund Freud, c’est en acceptant le tabou de l’inceste, en dépassant le complexe d’Œdipe et les pulsions agressives liées à la rivalité parentale, que la socialisation, puis l’humanisation, ont des chances d’engendrer une société sans haine.

> Je prends en compte les limites

La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. Cette évidence est à méditer en toute circonstance, se situant à la base même du respect d’autrui. Sous couvert de liberté, tout n’est donc pas licite. Y compris la liberté d’expression. Ainsi, utiliser le langage, sans tenir compte de l’immaturité psychologique possible d’un interlocuteur, c’est déjà empiéter sur sa liberté. Il peut se sentir blessé dans son intégrité physique et morale. C’est pour cette raison que la bienséance déconseille d’aborder des sujets politiques ou religieux lors d’un repas (de famille ou pas) sous peine de déclencher des conflits stériles.

> J’intègre les principes de la laïcité

Votée en France le 9 décembre 1905, la laïcité établit le principe de la séparation entre l’Église et l’État. Novateur pour l’époque, l’Hexagone n’impose ni n’interdit aucune religion. La laïcité s’est construite sur le pluralisme et la liberté de conscience. Un texte de l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale, datant de septembre 2004, précise − s’il en était besoin − que pratiquer la laïcité, ce n’est pas nier les différences entre les élèves, les croyances personnelles, les mémoires blessées, les affirmations identitaires. Pratiquer la laïcité, c’est montrer qu’elle seule permet la coexistence des différences… Il s’agit là encore de respect, le piège étant de sombrer dans un laïcisme réducteur tendant à laisser émerger une pensée unique.

> Je n’ai pas peur

La différence est malheureusement parfois synonyme d’anormalité. Dans une société où le mythe de la perfection tend à conduire à un eugénisme masqué, Jacques Testart, biologiste ayant permis la naissance du premier bébé éprouvette, prévient : La médecine peut devenir le lieu sacrificiel où se décide le sort de l’Homme, réduit à sa dimension biologique de vivant. Et encore : Ce que nous apprend la génétique, c’est que la normalité n’existe pas. Autrement dit, ce grand scientifique met fin à un fantasme de toute-puissance mais aussi à la peur. Tout être porteur d’une anomalie interroge certes, mais ne doit pas être rejeté sous prétexte que sa différence est plus visible. Il doit être accueilli au même titre que tout être humain incarné. Combien de parents d’enfants trisomiques ou handicapés témoignent, ayant accepté ce qui peut être considéré comme un douloureux accident de la vie, que cette épreuve les a aidés à progresser sur le plan existentiel.

En résumé

La différence attire autant qu’elle effraie. Elle fascine mais peut aussi déranger. Elle est pourtant nécessaire à toute rencontre authentique, l’autre conservant à jamais son étrangeté. Deux solutions s’imposent alors : soit accepter cette différence, soit la combattre. Dans le premier cas, la vie prend le dessus, dans le second cas il y aura toujours un parfum nauséabond et mortifère de champ de bataille…
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