La santé et la forme
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      Conseils pratiques et astuces
      pour que votre enfant
      accepte ses médicaments

      Conseils pratiques et astuces pour que votre enfant accepte ses médicaments
      ©iStock

      Pour que l’administration d’un médicament soit réussie, il faut d’abord comprendre de quelle façon l’enfant perçoit sa maladie et son traitement, puis réunir un ensemble d’éléments. Il faut ensuite utiliser des outils de communication adaptés à la situation et à l’âge de l’enfant.

      De bonnes stratégies de communication existent à condition de prendre conscience que les enfants et les parents partagent les rôles de malade et de soignant. Vous comprendrez alors les différentes entraves relationnelles face à la prise de médicaments. C’est pourquoi nous suggérons divers outils et des conseils propres aux différents groupes d’âge.

      Qui est le patient ?


      La notion de patient est complexe lorsqu’il s’agit d’un enfant car il faut toujours, dans un tel cas, souligner le double rôle du parent. En effet, un bébé ne peut pas expliquer ce qu’il ressent et le parent doit interpréter les symptômes. Cette interprétation est évidemment teintée de ses expériences personnelles. Le parent joue le rôle du malade en plus de celui du soignant. Lorsque l’enfant grandit et qu’il devient capable de décrire lui-même ses symptômes, son rôle de malade devient mieux délimité et le parent doit se retirer de ce rôle. Il en est de même avec la fonction de soignant ; celle-ci est transmise graduellement à l’enfant afin qu’il prenne part à son traitement, jusqu’à en assumer peu à peu l’entière responsabilité.

      Les obstacles


      Il y a trois axes de développement chez l’enfant : physique, cognitif et psychosocial. Le développement physique influence la perception de l’enfant quant à sa capacité à recevoir le médicament. Ainsi, il est possible que l’enfant soit convaincu qu’il ne peut avaler une grosse pilule ou une grande quantité de liquide. Il est important de reconnaître ses peurs et d’utiliser certains conseils pour faciliter l’administration des médicaments. Le développement cognitif influence la compréhension de la maladie et du traitement. Plus l’enfant peut comprendre sa maladie et l’effet du médicament, plus il est possible de lui faire accepter des traitements désagréables. C’est pourquoi, avant d’administrer un médicament, il est important de donner une explication adaptée à l’âge. De son côté, le développement psychosocial influence la relation avec la personne qui doit administrer le médicament. L’enfant a-t-il peur des gens qui le traitent ? Il est important qu’il soit en confiance avant de procéder à toute médication. Dans certaines circonstances, et lorsque c’est possible, l’administration par un parent est plus facile.

      Les outils de communication

      Les dessins

      Les dessins comptent parmi les outils les plus utiles pour communiquer avec de jeunes enfants. Dans certains livres, les parents trouveront diverses représentations du corps qu’ils pourront utiliser pour illustrer la maladie et l’effet du médicament. On ouvrira aisément le dialogue à partir de ces dessins :
      - Sais-tu où sont tes poumons ? Peux-tu me les montrer ?
      - Montre-moi où le médicament ira quand tu l’auras avalé…
      Il est également possible de demander à l’enfant d’expliquer ce qui se passe à partir d’une image qu’on lui présente, ce qui lui permet d’exprimer son anxiété. Il peut également faire des dessins pour représenter sa perception de la maladie. Parfois, il dessine spontanément, parfois il faut l’encourager :
      - Voudrais-tu me dessiner une petite fille qui, comme toi, est à l’hôpital ?…


      Les histoires
      Certains professionnels de la santé qui soignent un enfant fournissent à ses parents des livres d’histoires concernant le traitement suivi, mais cela est rare. Ce genre de matériel éducatif n’existe pas toujours et, même quand c’est le cas, il est parfois difficile à obtenir ; il est souvent produit en quantité limitée. Des compagnies pharmaceutiques le distribuent aussi comme support de promotion pour leurs produits. Toutefois, les gens qui veulent obtenir du matériel éducatif peuvent consulter le site Internet de l’Hôpital Sainte-Justine (www.hsj.qc.ca). Quand on est privé de ce matériel, on peut tout de même raconter une histoire de son cru aux enfants sur leur maladie. Ces histoires permettent d’aborder des sujets anodins, comme le traitement des infections, mais aussi des sujets beaucoup plus délicats.


      Les jouets
      Dans certains cas, il est approprié de laisser l’enfant jouer avec les objets qui vont servir à lui administrer le médicament. On peut aussi simuler des manipulations sur une poupée. De cette façon, l’enfant ne se retrouve pas en terrain inconnu lorsqu’il reçoit lui-même le médicament.

      La musique, les films et les jeux vidéo
      Ces outils de divertissement peuvent être d’un grand réconfort après ou pendant des expériences désagréables..


      La discussion
      Quand l’enfant vieillit, on peut discuter avec lui de sa maladie et du traitement requis. La discussion peut aussi se faire lors de rencontres avec d’autres enfants ayant la même maladie et ayant bien accepté leur condition. Il faut utiliser la rétroaction (par exemple, poser des questions sur ce que l’on vient d’expliquer) pour savoir si les explications ont été bien comprises.

       

       

      Conseils de communication
      adaptés à l’âge de l’enfant

      Nouveau-né (1 à 30 jours)
      > Passez quelques instants avec votre bébé avant de lui administrer le médicament.
      > Détournez son attention en lui donnant un jouet ou quelque chose à regarder.
      > Réconfortez-le en le berçant ou en le tenant dans vos bras.

      Tout-petit (1 à 12 mois)
      > Même si l’enfant ne comprend pas ce que vous lui dites, le son de votre voix peut le rassurer :
      « Tu as besoin de ce médicament pour t’aider à guérir »…
      > Expliquez ce que vous allez faire et procédez rapidement.
      > Établissez une routine administrant le médicament toujours à la même heure. Utilisez une approche ferme et constante, en évitant les discussions. En tant que parent, vous êtes maître de la situation.
      > Vous pouvez détourner l’attention de l’enfant en lui donnant un jouet ou quelque chose à regarder durant l’administration du médicament.
      > Récompensez votre enfant s’il a été calme en le couvrant de louanges. Passez outre à tout comportement négatif.

      Préscolaire (1 à 3 ans)
      > Expliquez à votre enfant que le médicament n’a pas bon goût mais qu’il en a besoin pour guérir et qu’il peut faciliter les choses en l’avalant rapidement.
      > Faites-lui comprendre qu’il ne s’agit pas d’une punition pour mauvaise conduite. À cet âge, les enfants commencent à discerner le bien du mal et ils interprètent souvent les actions en terme de récompense ou de sanction.
      > Prenez le temps d’expliquer ce que vous allez faire et procédez rapidement : « C’est maintenant l’heure de ton médicament, je ne prendrai qu’une minute et ensuite tu pourras jouer... »
      > Félicitez votre enfant s’il collabore et, de temps à autre, offrez-lui des récompenses pour avoir été coopératif (par exemple un cadeau soulignant la fin du traitement).

      Scolaire (4 à 11 ans)
      > La plupart des enfants de cet âge veulent savoir comment fonctionnent les choses ; soyez donc prêts à répondre à leurs questions. Si votre enfant vous pose des questions auxquelles vous ne pouvez répondre, encouragez-le à les poser lui-même au pharmacien ou au médecin lors de votre prochaine visite.
      > Inscrivez les progrès de l’enfant sur un calendrier (diminution de la toux, diminution de la douleur…).
      > Donnez à votre enfant l’occasion de participer le plus possible à ses traitements. Plusieurs enfants de cet âge peuvent apprendre à s’administrer eux-mêmes leurs médicaments sous la surveillance d’un adulte.
      > Félicitez votre enfant pour sa collaboration et, de temps à autre, donnez-lui des récompenses pour bonne conduite.
      > Prenez le temps de parler avec l’enfant de ses craintes. Pour les enfants de 6 à 12 ans, le fait de parler peut remplacer les jeux et permet d’exprimer les appréhensions.

      Adolescence
      > Fournissez le plus de renseignements possible à votre adolescent au sujet de son état et du médicament. Si votre enfant vous pose des questions auxquelles vous ne pouvez répondre, encouragez-le à les noter et à les transmettre au pharmacien ou au médecin lors de votre prochaine visite.
      > Choisissez, s’il le désire, un endroit discret pour administrer le médicament.
      > Respectez sa décision de discuter ou non de son état et du traitement avec d’autres personnes.
      > Encouragez-le à s’occuper des divers aspects de son traitement.
      > Si votre adolescent veut s’administrer lui-même son médicament, assurez-vous auprès d’un médecin, d’une infirmière ou d’un pharmacien qu’il reçoit des instructions adéquates.

       

      Catherine Dehaut. Annie Lavoie. Denis Lebel
      Hélène Roy. Roxane Therrien*.

      * Pour en savoir plus, lire :
      « Votre enfant et les médicaments »,
      Éditions CHU Sainte-Justine.

       

       

      Confidentialité

      Les médicaments en disent parfois long et les étiquettes sont souvent bavardes. Or, il peut suffire du seul nom d’un médicament pour que tout l’entourage sache que l’enfant est atteint du VIH ou d’un cancer, ou encore qu’il a subi une greffe d’organe. Par conséquent, il est prudent d’encourager les enfants à ne pas divulguer les médicaments qu’ils prennent ; cela fait partie de leur vie personnelle et il n’est pas forcément utile que cela soit connu en milieu scolaire. En revanche, il est important que l’éducatrice, l’enseignante ou une personne responsable soit avisée de la prise de médicaments et qu’elle contribue éventuellement à son administration.

       

       

      Trucs

      Masquer les papilles
      > Le beurre d’arachide et le Nutella sont des aliments pâteux qui, pendant quelques minutes, laissent un film sur la langue et dans la bouche. Ce film diminue la perception du mauvais goût du médicament administré.

      Les comprimés n’ont généralement pas de goût, mais…
      > Certains enfants trouvent que même la poudre autour du comprimé a un goût détestable. Vous pouvez alors demander au pharmacien qu’il vous procure des gélules vides (capsules). Insérez-y le médicament et donnez la capsule qui n’a pas de goût. Vous pouvez aussi y mettre plus d’un médicament, ce qui diminue le nombre de comprimés à avaler.

       

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