La santé et la forme
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      Le stress
      face aux indicateurs scientifiques

      Le stress face aux indicateurs scientifiques
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      Beaucoup de jeunes (et de moins jeunes) souffrent aujourd'hui de troubles de l'apprentissage. C'est là un thème qui nous concerne tous, en tant qu'enseignants bien sûr, mais aussi en tant que parents et parfois même en tant qu'auteurs d'apprentissages nouveaux. Pour des raisons multiples, les troubles de l'apprentissage se manifestent de plus en plus et sous des formes nouvelles : problème croissant de concentration, difficultés de raisonnement, hyperactivité, incapacité à gérer le stress, blocages soudains, surmenage. Il s'agit là d'une source de souffrance aussi bien pour les élèves que chez les enseignants. Les élèves ayant perdu le goût et le plaisir d'apprendre (c'est là un euphémisme pour dire « démotivés ») sont nombreux, trop nombreux...

      Le « stress » peut avoir des effets dévastateurs. Il peut s'avérer responsable en grande partie des troubles de l'apprentissage. Il existe cependant des solutions simples et efficaces pour vivre ce stress de manière plus agréable et apprendre (encore apprendre !) à le maîtriser.

      Qu'est-ce que le stress ?


      Mais avant tout, qu'est-ce que le stress ? Un bien petit mot pour exprimer de bien grands maux. Nous avons tous, au moins une fois, employé l'expression « cela me stresse » pour traduire notre anxiété face à une situation donnée. Nous sommes soumis de loin en loin au stress, nous en parlons, mais saurions-nous vraiment le définir ? Selon Hans Seylie, endocrinologue canadien, le stress est l'ensemble des mécanismes physiologiques qui permettent de stabiliser les fonctions vitales de l'organisme dans des conditions extérieures perpétuellement changeantes (principe de l'homéostasie). Le mécanisme du stress est donc parfaitement naturel. Et quel que soit le type de sollicitations que nous envoie l'extérieur (qu'il s'agisse ou non d'une agression), le stress déclenche les mêmes mécanismes cérébraux, emprunte les mêmes circuits métaboliques et sécrète les mêmes hormones et médiateurs divers permettant l'adaptation organique. Or, pour rester en vie, en bonne santé et ne pas trop nous éloigner de la norme sociale, nous devons perpétuellement nous adapter (à l'heure actuelle plus et plus vite que jamais !). Le stress est donc synonyme d'adaptation au changement. Il est provoqué par la nécessité de s'adapter physiquement, mentalement et émotionnellement à une situation nouvelle. Contrairement à l'idée reçue, ce n'est donc pas obligatoirement un processus négatif. Cependant, à partir de là, deux cas de figure sont possibles : soit cette adaptation est facile, et dans ce cas Seylie parle de eustress, soit elle est difficile, voire impossible, et dans ce cas, il parle de dystress.

      L'eustress


      Si vous obtenez le résultat pour lequel vous avez travaillé, il s'agit bel et bien d'un état agréable, qui remplit d'aise, de satisfaction et donne envie de recommencer l'expérience. Ce stress-là peut donc être utile, accorder à l'existence un intérêt supplémentaire et stimuler l'envie d'aller de l'avant. Cet aspect positif du stress est accessible à tout individu qui aime le changement, qui y est habitué et qui puise dedans sa joie de vivre.

      Le dystress


      À l'inverse, lorsqu'une modification est vécue comme excessive, elle influence négativement le quotidien ; notre envie d'apprendre de cette situation nouvelle et notre capacité d'adaptation s'en trouvent considérablement réduites. La notion de «trop d'un coup» ou, si l'on reste dans le domaine scolaire, de « surcharge cognitive », est ici déterminante. Mais force est de constater que, le plus souvent, lorsque nous parlons de stress, c'est au dystress que nous faisons allusion et lorsque nous parlons d'apprentissage, c'est aux difficultés d'apprentissage que nous pensons. La vie, de notre naissance à notre mort, nous présente des situations nouvelles auxquelles nous devons nous conformer et desquelles nous devons apprendre : marcher, parler, lire, écrire, s'exprimer en public, respecter un délai professionnel, conduire, voyager, déménager, se marier... Nous sommes, toute notre vie durant, des «apprenants» en puissance. Alors que nous pourrions évoluer dans la joie de l'eustress, c'est trop souvent le dystress que nous subissons. Nous sommes-là dans le même cas que bien des élèves pour qui les cours, et pas seulement les contrôles, sont source d'anxiété. N'est-ce pas regrettable quand on sait que tout apprentissage nouveau peut-être effectué de façon agréable et naturelle ?

      Le cerveau humain


      Nous commençons seulement, grâce aux techniques nouvelles, à mieux savoir ce qui se passe physiologiquement dans le cerveau humain.
      Le cerveau est symétrique. Il est constitué de deux moitiés, les hémisphères cérébraux, et de trois parties : le cerveau reptilien (tronc cérébral, bulbe rachidien, pont, cervelet), le cerveau limbique (amygdale, hippocampe, thalamus, hypothalamus) et le cortex (contenant la matière grise). Au cours du développement embryonnaire, c'est le cerveau reptilien (siège des mécanismes de survie) qui se forme en premier ; ensuite, c'est le tour du cerveau limbique (siège des émotions) ; enfin, se mettent en place les deux hémisphères cérébraux (siège de la pensée consciente) ; ceux-ci sont reliés entre eux par le corps calleux et le cerveau limbique.

      L'importance de l'hémisphère droit


      On a longtemps pensé que seul l'hémisphère cérébral analytique (le gauche pour la plupart des gens) travaillait lors du processus d'apprentissage. Or, grâce à l'évolution des techniques d'investigation, on s'est aperçu que l'hémisphère gestalt (le droit pour la plupart des gens) était lui aussi nécessaire à un apprentissage réussi. Si l'hémisphère gauche joue un rôle important dans la saisie des informations, c'est, en effet, l'hémisphère droit qui stocke ces nouvelles acquisitions, via le cerveau limbique. D'où l'importance que les deux hémisphères cérébraux soient connectés entre eux, ce qui, sous l'effet du dystress, n'est plus le cas.
      L'importance du cerveau limbique
      Contre toute attente, le rôle du cerveau émotionnel (limbique) est lui aussi capital : il ne peut y avoir d'apprentissage réussi sans implication émotionnelle. L'émotion, en effet, intervient dans la mémoire et donc dans l'apprentissage, d'où la nécessité de faire apprendre avec plaisir. Car, si une charge
      émotionnelle positive est mobilisée par le cerveau du sujet, celui-ci est prêt alors à un nouvel apprentissage. Cependant, pour que ce mécanisme puisse se faire, il faut que les deux hémisphères cérébraux fonctionnent ensemble. Le cerveau est ainsi «intégré». La personne « intégrée » peut penser et bouger en même temps ; elle peut parler et écouter ce qu'elle dit ; elle peut lire et comprendre ce qu'elle lit ; elle peut écrire et lire simultanément ce qu'elle écrit. Ses capacités s'en trouvent ainsi décuplées. En revanche, si dans la phase de saisie des nouvelles données, des difficultés ont été ressenties et se sont traduites par une mauvaise adaptation et si une charge émotionnelle négative l'emporte sur la charge émotionnelle positive, dans ce cas il y a blocage du mécanisme d'apprentissage. Ici, le corps calleux qui relie les deux hémisphères cérébraux s'est «débranché» et les deux hémisphères cérébraux se sont dissociés. Les informations n'ont donc pas pu être correctement stockées. Le dystress a endommagé le processus d'apprentissage qui est soit inhibé, soit compromis parce que de la confusion s'est installée dans l'esprit de l'individu. Le processus d'apprentissage a été vécu ici comme un échec s'accompagnant, en outre, d'une charge émotionnelle négative qui ne s'est toujours pas évacuée. Ainsi, l'inconscient ne pourra que redouter un nouvel apprentissage, avec peur de rencontrer une nouvelle difficulté et de devoir subir un nouvel échec. C'est précisément lorsque la charge des expériences douloureuses devient trop importante que notre cerveau « se bloque » et que la communication entre les deux hémisphères cérébraux s'interrompt. Le sujet se trouve alors enfermé dans un cercle vicieux que certains élèves connaissent par cœur - et qui finit par les décourager. C'est bien de ce dystress que nos étudiants sont victimes lorsque, après avoir préparé une contrôle de façon intensive et en toute bonne foi, ils se retrouvent démunis face a leur copie. La réponse correcte leur fait défaut. Il leur suffit parfois de quitter la salle ou de reprendre le sujet une fois chez eux pour que la réponse correcte leur revienne naturellement à l'esprit ! Comme « amputés » par le dystress, ils n'avaient pas pu avoir accès à une information qu'ils avaient pourtant conservée dans une partie de leur cerveau. C'est le fameux « blanc » dont nous avons tous fait au moins une fois l'expérience lors d'un examen important (un oral en particulier) ou lors de nos toutes premières heures de cours, alors que nous débutions dans l’enseignement... Le sentiment d'avoir travaillé « pour rien » (puisque cela n'est pas payant, rien de plus frustrant !) peut encore s’expliquer par le fait que, lors de la révision du contrôle, le candidat n’était pas « intégré ». Les informations n’ont donc pas été traitées avec les deux hémisphères cérébraux en même temps. Dans ces conditions, les informations n'ont eu que l'illusion d’être stockées, puisque l’hémisphère gauche n'était en fait pas branché. Le mécanisme du stress est donc toujours le même : il peut être moteur ou inhibiteur d'un nouvel apprentissage suivant la façon dont il est accueilli par la personne qui le vit. Reste à savoir de quels moyens nous disposons pour faire reculer ce stress qui handicape ou paralyse. Que peut-on faire pour promouvoir l’eustress ? L'importance des mouvements
      Les neurosciences ont apporté un élément de réponse fondamental en expliquant que l'émotion et le mouvement sont parties prenantes du fonctionnement cérébral. Loin d'une idée reçue, elles ont montré que l'intellect et le corps ne sont pas deux entités séparées. Dans l'Antiquité, Aristote le ressentait déjà, lui qui n'enseignait a ses disciples qu'en se promenant dans son fameux Jardin ! Pour le Dr Carla Hannaford, neurophysiologiste, auteur de « La Gymnastique des neurones/le cerveau et l'apprentissage », le mouvement éveille et active nombre de nos capacités mentales ; il permet d'intégrer et d'ancrer de nouvelles informations et de nouvelles expériences a nos réseaux de neurones. Dans cette optique, le Dr Paul Dennison fut le premier à concevoir une série de mouvements corporels (les « Brain Gym » permettant de reconnecter les hémisphères cérébraux ». Depuis plus du vingt ans, il vient en aide aux enfants et aux adolescents en grande difficulté scolaire et en mal-être Ses recherches à l'Université de Californie du Sud et sa pratique ont produit des résultats impressionnants. Depuis, il a fait des émules et de nombreuses personnes aux USA, au Canada, en Belgique, en France, en Suisse, en Allemagne et en Tunisie utilisent cette technique avec succès. Dans le même ordre d'idées et plus récemment, Françoise Tainon, auteur de « L'Apprentissage Pleine Forme, la pédagogie qui donne la parole au mouvement », kinésithérapeute, est allée encore plus loin en mettant au point un concept nouveau : une synthèse entre le Brain Gym et un travail sur les chaînes musculaires GDS, prolongeant celui de Françoise Mézières. Cette méthode trouve son fondement dans des mouvements spécifiques coordonnant la tête et le corps et permettant une meilleure circulation d'énergie entre les deux ; elle s'appuie également sur la stimulation de points spécifiques permettant de reconnecter les hémisphères cérébraux, le cerveau limbique et le cerveau reptilien. Aussi simples que ludiques, ces mouvements sont un moyen de libérer la charge émotionnelle négative qui bloque ou entrave le fonctionnement cérébral et affectif, parfois depuis la petite enfance. Ils permettent à ceux qui les pratiquent d'être plus réceptifs, plus concentrés, plus impliqués dans leur tache, tout en étant plus détendus. Élargis a toute une classe, ces mouvements aident très vite les élèves à se calmer, à se poser et à se recentrer d'eux-mêmes, sans que l’éducateur ait l’obligation d'user de sa voix, de menaces ou de punitions : c'est là un témoignage probant des expériences qui ont déjà été menées dans quelques établissements scolaires…

       

      Erell Davoux

       

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