Le sport et les loisirs
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      Faire du sport
      une médecine douce

      Faire du sport une médecine douce
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      Si le yoga, le taïchi ou encore le qi gong restent des disciplines traditionnellement associées à une forme de thérapie douce, pratiquer le sport de son choix fait bénéficier d’avantages équivalents. À condition toutefois de respecter certaines règles…

      L’erreur la plus répandue consiste à vouloir à tout prix réaliser des exploits sportifs le week-end ou uniquement pendant les vacances. Jacques Patté, kinésithérapeute et auteur de « La méthode Mézières, une approche globale du corps », encourage l’activité physique mais prévient ces excès qui, écrit-il, se paient un jour ou l’autre sur le plan musculaire, articulaire ou cardio-vasculaire.

      À l’écoute du corps
      Les clés de voûte de toute pratique sportive bénéfique pour la santé ? L’aisance respiratoire et la souplesse des articulations. Ainsi, mieux vaut marcher quotidiennement pendant 30 minutes sur terrain plat avant de décider de s’engager sur une randonnée de 15 km pour une journée. Ce préalable possède l’intérêt d’apprendre à se connaître. L’exercice est juste lorsqu’il augmente le tonus et erroné lorsqu’il épuise l’organisme. Être à l’écoute de son corps nécessite donc de savoir doser ses efforts. Pour exemple, le jogging est une excellente pratique pour qui désire maintenir son cœur et ses artères en bon état et s’alléger de quelques kilos superflus. Toutefois, il convient de ne pas dépasser inconsidérément ses limites sous peine de lombalgies et de tendinites provoquées par les ondes de choc. Aussi est-il impératif de s’équiper de chaussures appropriées. Demander conseil à un professionnel évitera bien des déboires au débutant, sachant qu’il existe des semelles spéciales qui amortissent les vibrations. Quant à la natation, inutile d’avoir pour objectif de multiplier les longueurs de bassin. Faites-vous plaisir en vous attachant simplement à coordonner votre rythme respiratoire et vos mouvements. Vous en retirerez non seulement des bénéfices sur le plan corporel (idéal contre le mal de dos) mais aussi sur le plan psychologique.

      À chacun son rythme
      Tous les sports possèdent leurs bienfaits thérapeutiques mais en abandonnant la notion de compétition. Faire du sport une médecine douce revient – encore une fois – à ne pas se mesurer à autrui mais à entrer en communication avec soi. L’esprit du yoga, du taïchi et du qi gong peut se retrouver lors d’une balade à vélo pour peu que chacun sache respecter son propre rythme. D’autant que le cyclisme permet, de surcroît, un excellent entretien musculaire lorsqu’il est pratiqué au quotidien selon une durée modérée. Là encore, Jacques Patté met en garde : Ne jamais insister si la souffrance survient, car elle peut être facteur d’inflammation.

      Quelques conseils
      Avant de porter son choix sur une discipline dans un but thérapeutique, la sagesse voudrait que soient suivis quelques conseils de base :
      > Le plaisir doit être le moteur premier de l’entraînement afin que celui-ci ne devienne pas une corvée mais, au contraire, soit envisagé comme un moment privilégié de bien-être.
      > Se renseigner auprès d’un professionnel de la santé (médecin du sport, kinésithérapeute) contribue à déterminer si l’activité envisagée reste compatible avec d’éventuels troubles somatiques.
      > De la même manière, s’il s’agit d’un sport nécessitant un apprentissage spécifique (tennis, golf), intégrer les gestes justes avec un professeur qualifié évitera de prendre de mauvaises habitudes pouvant être génératrices de déséquilibre postural.

       

      Cédric Bannette

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